Mon jardin

Ce matin, en ouvrant la fenêtre,

Mille idées bousculaient ma tête.

Laissant mon regard se promener,

Je m’attardais à humer,

Non sans un réel bonheur,

Ces toutes nouvelles senteurs

Venues embaumer mon jardin.

 

Surprise, les coudes en appui sur le rebord

J’eus l’envie de respirer un peu plus fort

Ces odeurs oubliées, ces parfums printaniers

Qui semblaient m’inviter à les retrouver.

 

Bousculant mes obligations,

J’acceptais cette invitation

D’une mère nature généreuse,

Pleine d’intentions prometteuses.

 

Rassérénée, refermant ma fenêtre,

Une seule idée occupait ma tête.

Mon plaisir, non dissimulé,

M’apportait à présent un refrain

Que je pourrai fredonner à volonté,

Matin après matin,

En découvrant mon jardin.

 

Le 13 mars 2018

Bernie Féré

 

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