À ma petite-fille, Maya

Mon petit enfant

Observe et apprend,

Souvent, je te l’avoue,

Il te faudra écouter

Pour mieux regarder

Sentir sur tes joues

Le jour qui se lève

Et qui tel un bon élève

Caressera de ses lumières

Tes paysages familiers

Les parant de tant de beautés

Aux senteurs particulières

Que tu ne saurais inventer.

 

Mon petit enfant

Assieds-toi un instant,

Retiens la course du temps

Tu en seras tellement content

Et lorsque rassasié,

Repu d’avoir contemplé

La vie et ses reflets

Tu danseras au vent

Ton bonheur ignoré

D’un monde enivrant

Que tu ne pouvais soupçonner.

 

Mon petit enfant

Habille-toi chaudement

Il te faudra traverser

Tant d’émotions colorées

Peuplées de peines, de regrets

Et de joies, sans compter.

Ne crains rien, petit enfant

Je te tiendrai ta douce main,

Il sera si bon de marcher

Dans la force de mes années

Et de courir sur tes sentiers

Qu’il te tarde de défricher….

 

Mais avant tout,

Mon petit enfant

Observe et apprend

Il n’y a pas mieux

Plus ingénieux

Pour se tenir debout.

 

Le 13 octobre 2019

Bernie Féré

 

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